miércoles, 19 de octubre de 2011

Salvatore Adamo

INCH ALLAH

J'ai vu l'orient dans son écrin
avec la lune pour bannière
Et je comptais en un quatrain
chanter au monde sa lumière

Mais quand j'ai vu Jérusalem,
coquelicot sur un rocher,
J'ai entendu un requiem quand,
quand sur lui, je me suis penché.

Ne vois-tu pas, humble chapelle,
toi qui murmures "paix sur la terre",
Que les oiseaux cachent de leurs ailes
ces lettres de feu:"Danger frontière!"

Le chemin mène à la fontaine.
Tu voudrais bien remplir ton seau.
Arrête-toi, Marie-Madeleine:
pour eux, ton corps ne vaut pas l'eau.

Inch'Allah Inch'Allah
Inch'Allah Inch'Allah

Et l'olivier pleure son ombre,
sa tendre épouse, son amie
Qui repose sous les décombres
prisonnières en terre ennemie.

Sur une épine de barbelés,
le papillon guette la rose.
Les gens sont si écervelés
qu'ils me répudieront si j'ose.

Dieu de l'enfer ou Dieu du ciel,
toi qui te trouves ou bon tesemble,
Sur cette terre d'Israël,
il y a des enfants qui tremblent.

Inch'Allah Inch'Allah
Inch'Allah Inch'Allah

Les femmes tombent sous l'orage.
Demain, le sang sera lavé.
La route est faite de courage:
une femme pour un pavé

Mais oui : j'ai vu Jérusalem,
coquelicot sur un rocher.
J'entends toujours ce requiem
lorsque, sur lui, je suis penché,

Requiem pour 6 millions d'âmes
qui n'ont pas leur mausolée demarbre
Et qui, malgré le sable infâme,
ont fait pousser 6 millionsd'arbres.

Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah

No hay comentarios:

Publicar un comentario